Cardiogramme
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Analgésie intrathécale

La rachianalgésie est séduisante par son innocuité et sa simplicité, mais est moins souvent pratiquée (moins de 3’000 cas décrits). Une injection unique par voie lombaire pratiquée immédiatement avant l’induction suffit à octroyer 4 à 6 heures d’analgésie chirurgicale et 5 à 24 heures d’antalgie postopératoire; la technique permet une extubation précoce [20,195,334,339]. L’effet est assuré par un mélange de :

  • Morphine 0.5 mg,
  • Sufentanil 50 mcg,
  • NaCl 0.9% ad 5 ml.

Certains ajoutent de la clonidine (1 mcg/kg) [158]. L’extubation est accélérée et l’analgésie est efficace et de longue durée [20,195]. Quasiment sans risque si l’anticoagulation débute plus d’une heure après la ponction, ce qui est le cas en chirurgie cardiaque, la rachi-analgésie n’atténue pas la réponse au stress et présente le défaut de ne pas être modulable. Elle maintient intacte la réactivité hémodynamique du patient. En l’absence d’anesthésiques locaux, les réponses hémodynamiques physiologiques sont parfaitement conservées. Ceci est un avantage chez les malades qui dépendent de la stimulation sympathique et des conditions de charge pour maintenir leur débit cardiaque, mais nécessite de fréquents ajustements avec des vasodilatateurs (isoflurane 2-5%, bolus répétés de phentolamine 1 mg), des vasopresseurs (phényléphrine 100 mcg, éphédrine 10 mg) ou des β-bloqueurs (bolus répétés d’esmolol 10 mg) selon les circonstances.

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