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Complications

Injection intravasculaire

L’injection intravasculaire accidentelle de bupivacaïne ou de xylocaïne est une complication rare mais très grave, qui oblige à interrompre l’intervention, endormir le patient en toute urgence, l’intuber et le ventiler, et procéder à la réanimation cardiovasculaire. L’injection dans la carotide engendre des convulsions massives immédiates. La ropivacaïne et la lévobupivacaïne étant moins toxiques, leur administration intravasculaire accidentelle est beaucoup moins dangereuse.

 

Lésions nerveuses et vasculaires

Les nerfs crâniens voisinant le champ opératoire ou les zones de ponction du bloc cervical peuvent être lésés mécaniquement ou paralysés momentanément pas l’anesthésique local. Les nerfs les plus fréquemment concernés sont la branche mentonnière du facial (VII), le glosso-pharyngien (IX), le récurrent (X), l’anse de l’hypoglosse (XII) et le phrénique (C4). L’incidence de ces complications est basse (< 2%), mais un peu plus fréquente en ALR qu’en AG [33]. Dans la grande majorité des cas, la lésion est réversible.

 

Complications de la technique loco-régionale

Injection intravasculaire (intubation + renvoi de l’'opération)
Blocs collatéraux
- Bloc phrénique (dyspnée)
- Bloc glosso-pharyngien (paralysie du voile du palais)
- Bloc facial (chute de la commissure labiale)
- Bloc récurrent (voix bitonale, toux impossible)
- Bloc hypoglosse (trouble de la déglutition)

 

 

Hématome

L’incidence est modeste (5.5%) [61]. Comme pour toute chirurgie cervicale, le risque d’un hématome postopératoire est la compression de la trachée. L’apparition d’une dyspnée aiguë et d’un gonflement du cou commande une réouverture immédiate de la plaie et une décompression par extraction du caillot ; si une intubation est nécessaire, elle est réalisée après le geste décompressif qui est prioritaire et qui doit être accompli au lit du malade.

 

Syndrome d’hyperperfusion cérébrale

Après la levée d’une sténose carotidienne, l’afflux massif de sang (+ 200%) dans une zone qui a perdu son autorégulation peut conduire à un oedème cérébral et/ou à des hémorragies focales. En effet, le débit sanguin n’y est pas modulable, et il s’y associe une perméabilité capillaire anormale et des lésions hyperoxiques de reperfusion [84]. Ce phénomène d’hyperperfusion est un risque majeur, peu fréquent (1-3% des cas) mais de mortalité élevée (jusqu’à 60%), qui survient pendant les premiers jours et qui est la cause principale d’AVC postopératoire [40,47,66a]. Chez les survivants, des séquelles neurologiques graves sont présentes dans 25% des cas [5]. Le signe d’avertissement est des céphalées pulsatiles unilatérales, analogues à celles d’une poussée d’hypertension maligne [5]. Au DTC, la Vmax du flux sanguin est doublée 3 minutes après le déclampage [66a]. Lorsque des signes neurologiques apparaissent, un examen neuroradiologique (scanner ou IRM) est impératif. L’hypertension artérielle postopératoire est le principal facteur déclenchant. Des convulsions peuvent survenir dans les premiers jours après TEAC (incidence 0.2-1%), le plus souvent en relation avec un infarctus ou un oedème cérébral [5,74].


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