Cardiogramme
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Anesthésie pour la chirurgie de la crosse aortique


La réparation des lésions de la crosse aortique implique en général l’arrêt de la perfusion cérébrale pendant un certain temps, puisque les vaisseaux du cou en sont issus. Le risque d’ischémie cérébrale est de 3 à 24% selon l’âge, le degré de protection et les séries publiées [75,218]. En postopératoire, l’incidence d’AVC est de 3-10% et celle de séquelles neuropsychologiques est de 20%. La mortalité opératoire oscille entre 6% pour les anévrysmes et 10-25% pour les dissections aiguës [109,158]. Le problème dominant de ce type d’opération est celui de la protection cérébrale pendant l’ischémie induite par l’intervention. Plusieurs moyens sont à disposition; en général, on les combine entre eux pour avoir l’effet maximal:

  • Limitation de la durée de l’arrêt circulatoire complet (ACC) ;
  • Hypothermie profonde: 18-20° C ;
  • Moyens chirurgicaux: perfusion sélective, bas débit cérébral continu ;
  • Position de Trendelenburg accentuée pour éviter les embolies gazeuses dans les carotides ;
  • Protection cérébrale pharmacologique ;
  • Normoglycémie ;
  • Baisse de la consommation d’O2 (curarisation, anesthésie profonde).

Les facteurs de risque principaux dans la survenue de déficits neurologiques sont multiples:

  • Durée de l’arrêt circulatoire ;
  • Pression artérielle et flux sanguin cérébral ;
  • Température cérébrale ;
  • Vitesse de refroidissement et de réchauffement ;
  • Activité cérébrale électrique au moment de l’arrêt ;
  • Homéostasie biochimique ;
  • Age du patient ;
  • AVC anamnestique.

 

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