Cardiogramme
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Insuffisance aortique et insuffisance mitrale

Cette combinaison est fréquente. Les conditions hémodynamiques idéales pour chacune des lésions sont assez voisines, quelle que soit la lésion dominante. Le plus souvent l’insuffisance aortique est la lésion majeure, car l’IA représente une surcharge de volume à haute pression (PAdiast), alors que l’IM est une surcharge de volume à basse pression (POD). La dilatation du VG est un phénomène grave qui entraîne une dysfonction sévère, alors que celle de l’OG est bénigne. D’autre part, l’IM peut être secondaire à la dilatation du VG sur l’IA (IM fonctionnelle). La fraction régurgitée globale élevée oblige à un volume circulant augmenté. Le débit antérograde dépendant des résistances périphériques; il augmente si la postcharge est basse.

Les valves cardiaques peuvent être lésées par certains médicamentsqui induisent une fibrose et une rétraction des feuillets, notamment l’adriamycine, le méthysergide, l’ergotamine, le pergolide et certains anorexigènes (fenfluramine, phentermine, aminorex, benfluorex). L’atteinte valvulaire conduit à des insuffisances, le plus souvent aortique mais aussi mitrale, accompagnées de régurgitation tricuspidienne.

Des régurgitations valvulaire minimes (degré I) sont fréquentes dans la population normale, particulièrement à partir de 60 ans. Au-delà de 65 ans, leur incidence dans une population occidentale normale est de 11% pour la valve aortique, de 48% pour la valve mitrale et de > 75% pour la valve tricuspide [23,238]. Elles sont sans signification clinique et ne nécessitent aucune couverture antibiotique prophylactique.

 

Hémodynamique recherchée en cas d’insuffisances aortique et mitrale
A équivalence de sévérité, l’IA est la composante la plus grave
Précharge élevée
Fréquence élevée
Contractilité maintenue
RAS basses
RAP normales

 

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