Cardiogramme
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Relation PaCO2 - PetCO2

La différence moyenne entre la pressions artérielle (Pa) et la pression télé-expiratoire (Pe) de CO2 est habituellement de 3 à 5 mm Hg, mais elle oscille physiologiquement entre 0 et +13 mm Hg. Elle n’est pas toujours constante au cours de l’anesthésie. Trois catégories de facteurs influencent cette différence [86].

  • Le rapport ventilation - perfusion (V/Q) ; la diminution du rapport V/Q (effet shunt) creuse très peu la différence entre la PaCO2 et la PeCO2, alors que l’augmentation de ce rapport l’accentue considérablement (baisse du débit cardiaque, effet espace-mort alvéolaire par intubation endo-bronchique ou embolie pulmonaire).
  • Débit expiratoire alvéolaire insuffisant au niveau du capteur ; le capteur ne peut donner des valeurs cohérentes de CO2 que s’il reçoit de l’air alvéolaire qui s’est équilibré avec le sang artériel pulmonaire. Chez les petits enfants (poids inférieur à 10 kg), cette condition n’est pas remplie et la PeCO2 est très inférieure à la PaCO2 pour plusieurs raisons :
    • Débit expiratoire faible ;
    • Haut débit de gaz frais ;
    • Circuits respiratoires ouverts ;
    • Espace-mort important (connexions, etc) ;
    • Fuites autour du tube endotrachéal ;
    • PEEP ;
    • Fréquence respiratoire élevée ;
    • Volume courant faible.
  • Problèmes techniques ; ils relèvent de la calibration de l’appareil et de sa fréquence d’échantillonnage par rapport à la fréquence respiratoire ; la première doit être supérieure à la deuxième pour que les valeurs affichées soient fiables.

Il se peut aussi, plus rarement, que la PeCO2 soit plus élevée que la PaCO2. Cette situation se rencontre surtout lorsque la capacité résiduelle fonctionnelle est diminuée (obésité, grossesse, etc) et qu’elle participe aux échanges gazeux en phase télé-expiratoire, car les zones à V/Q bas se vidangent lentement et influencent la phase terminale du capnogramme. Pour être significatives, les valeurs doivent être observées sur plusieurs cycles respiratoires.

 

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