Cardiogramme
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La bio-impédance/bio-réactance électrique du thorax

Après la commercialisation de plusieurs appareils aux prestations peu convaincantes, l’industrie a produit de nouveaux algorithmes d’analyse des ondes d’impédance et de nouvelles modélisations de la cage thoracique, aboutissant à une technologie plus performante pour la mesure non-invasive du débit cardiaque au moyen de simples électrodes fixées sur le thorax. L’impédance électrique à l’intérieur du thorax varie en fonction du volume de sang qui s’y trouve. Ses variations étant dues essentiellement au modifications systolo-diastoliques du volume de l’aorte, on peut en déduire le débit dans cette dernière, pour autant qu’on dispose d’un cathéter artériel. La concordance du système ECOM™ avec la thermodilution conventionnelle est modeste (r = 0.74) [62] et l’erreur moyenne supérieure à 40% [171,241a].

La bio-réactance représente le décalage de phase dans le voltage transthoracique, qui ne dépend que de la pulsatilité du flux aortique et permet ainsi de le mesurer (NICOM™). Sa valeur est moyennée sur une minute [162a]. Toutefois, sa marge d’erreur sur le débit cardiaque voisine 50% [241a]. L’effet de la ventilation sur la précision de cette technique est significatif.

Un certain nombre de conditions altèrent les mesures par impédance électrique du thorax: coagulation, pace-maker, frissons, épanchement pleural, oedème pulmonaire, drains thoraciques, et autres situations dans lesquelles le signal électrique chemine préférentiellement à travers des solutions électrolytiques plutôt que par les structures vasculaires du thorax. D’autre part, les mesures deviennent moins fiables en cas de haut débit cardiaque et d’arythmies. Cette technique est peu populaire et n’a jamais vraiment « décollé » en anesthésie, car les résultats sont inconsistants en salle d’opération ou chez les patients instables [24,162a,241a].

 

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