Cardiogramme
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Indications et contre-indications

Compte tenu de son coût global (environ € 700-1'000-), son invasivité et son taux de complications (0.1 - 4%), la sonde de Swan-Ganz ne doit être posée que sur une indication formelle. Elle n’est bénéfique que dans des populations particulières de patients chirurgicaux à haut risque. On peut adopter les règles suivantes comme principe de base pour décider des situations dans lesquelles l’indication au cathétérisme pulmonaire est péremptoire [42,302]:

  • Aucune autre technique moins invasive ne peut apporter la même information ;
  • Les données spécifiques recueillies ont une incidence significative sur la thérapeutique ;
  • Le risque encouru est moindre que le bénéfice potentiel.

Les indications au cathéter artériel pulmonaire sont résumées dans le Tableau 6.3. Il est certain que la seule mesure d’une pression pulmonaire bloquée n’est pas une justification suffisante à l’installation d’une sonde de Swan-Ganz. Elle ne prend son sens que si l’on en utilise toutes les prestations : mesure du volume systolique, du débit cardiaque, des résistances vasculaires, du travail ventriculaire, du transport d’O2 et de la SvO2.

En chirurgie cardiaque, les variations de température corporelle modifient l’interprétation des données de la SvO2. Dans les valvulopathies, la Swan-Ganz est recommandée lors de dilatation ventriculaire, d’asymétrie ventriculaire fonctionnelle droite et gauche, et d’hypertension pulmonaire. La sténose mitrale, l’insuffisance mitrale et l’insuffisance aortique sévère remplissent ces conditions. Si la fonction et les dimensions du VG sont conservées, la sténose aortique et l’insuffisance mitrale sur prolapsus chez le jeune patient ne sont pas considérées comme des indications formelles au cathéter pulmonaire.

L’intérêt majeur d’un cathéter pulmonaire tient dans la possibilité d’intervenir plus tôt lorsque se manifestent des dérives hémodynamiques, et d’apporter des corrections rapides avant la dégradation clinique globale. Cela veut dire qu’il n’est pleinement utile que s’il est mis en place avant que ne surviennent les perturbations. En dernier ressort, le jugement clinique de l’anesthésiste reste l’élément clef pour décider de son indication.

 

Contre-indications

La première contre-indication est l’absence d’indication ! Pour le reste, il existe certaines situations dans lesquelles sa mise en place est grevée d’incidents :

  • Arythmies ventriculaires sévères : risque d’induire une crise maligne ;
  • BBG : risque d’induire un BBD, donc un bloc complet ;
  • Anticoagulation ou coagulopathie : risque hémorragique au site de ponction ;
  • Communication droite-gauche (CIA) : risque de passage dans le cœur gauche ;
  • Sonde de pace-maker mise en place moins de 6 semaines auparavant : risque de déplacement de la sonde.

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