Cardiogramme
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Indications au CAP

Malgré le manque de précision de la littérature récente, il se dégage de l’expérience clinique un certain consensus sur les situations où le cathétérisme pulmonaire modifie certainement le pronostic.

  • Pathologies de la circulation pulmonaire :
    • Insuffisance ventriculaire droite
    • Hypertension pulmonaire (PAPs > 50 mmHg)
    • Maladie pulmonaire majeure : BPCO, asthme, etc
    • Perméabilité capillaire pulmonaire altérée : SDRA, choc toxique
  • Surcharge de la circulation pulmonaire :
    • Stase gauche : insuffisance et/ou dilatation ventriculaire gauche (FE < 0.35), pathologie mitrale
    • Hypervolémie : insuffisance rénale terminale, surcharge liquidienne
  • Nécessité de mesurer le débit cardiaque et la SvO2 :
    • Situations susceptibles de devenir hémodynamiquement très instables (chirurgie de l’aorte thoracique, cœur battant) ou engendrant de grandes modifications hémodynamiques chez des malades à risque élevé
    • Choc septique, vasoplégie, grand brûlé, polytraumatisé, assistance ventriculaire
    • Mesure du débit cardiaque en cas de RAS très anormales (vasoplégie ou vasoconstriction intense)

Cibler les indications, former les utilisateurs et améliorer l’interprétation des données sont certainement plus profitables qu’accumuler de grandes séries de patients dans le but de quantifier l’impact, car un système de surveillance ne vaut que ce que valent les conclusions thérapeutiques qu’on en tire. L’indication optimale pour un patient donné tient aux interactions entre quatre facteurs [303] :

  • La sélection de patients présentant une dysfonction organique sévère ;
  • La gravité de l’opération et les perturbations hémodynamiques qu’elle occasionne ;
  • Les conditions hospitalières de soins, les connaissances et les performances du personnel ;
  • Les algorithmes de prise en charge thérapeutique.

C’est dans ce contexte que doit se résoudre la question du rapport coût / bénéfice du cathétérisme pulmonaire. Il repose sur une utilisation ciblée en fonction des pathologies et des interventions, sur une instrumentation prudente et soigneuse, sur une utilisation de toutes les ressources de la méthode (débit cardiaque, SvO2) et sur la recherche de réponse à des questions précises. Enfin, les indications de la Swan-Ganz varient en fonction des alternatives à disposition : le simple cathéter auriculaire droit avec mesure de la PVC et de la SmvO2, la tonomètrie gastrique (pHi), l’échocardiographie transoesophagienne (ETO), le Doppler oesophagien (DOe), l’analyse de la courbe artérielle périphérique (PiCCO) ou les systèmes non-invasifs (FlowTrack/Vigileo). Actuellement, les indications ont baissé de 50% par rapport à celles des années quatre-vingt-dix [311a].

 

Indications au cathéter artériel pulmonaire

Pathologies de la circulation pulmonaire
- hypertension pulmonaire (PAPs > 50 mmHg)
- insuffisance ventriculaire droite
- maladie pulmonaire majeure
- altération de la perméabilité capillaire pulmonaire (SDRA, SIRS)
Surcharge de la circulation pulmonaire
- insuffisance ventriculaire gauche (stase gauche)
- valvulopathie mitrale
- hypervolémie (insuffisance rénale, etc)
Nécessité de mesurer le volume systolique et la SvO2
- opérations entraînant de fortes variations hémodynamiques chez des malades à haut risque
- situations susceptibles de devenir hémodynamiquement très instables
- choc septique, vasoplégie
, assistance ventriculaire
Etendre à tous les cas un monitorage qui n’est pertinent que pour des indications précises est contre-productif.

 

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