Cardiogramme
Logo   Accueil | Table des matières | Téléchargements | Liens |   Mentions légales   | Contact |Abréviations
Logo  

Avantages et limites des technologies

Les nouvelles technologies décrites ci-dessus permettent une quantification continue du débit cardiaque (DC) et une bonne évaluation de ses variations instantanées. Les systèmes d’analyse du contour de la courbe artérielle détectent les modifications du DC plus rapidement que la Swan-Ganz à débit continu, qui opère sur plusieurs cycles cardiaques. De ce fait, la corrélation entre les deux méthodes est meilleure en situation hémodynamiquement stable qu’en période d’instabilité. Par ailleurs, l’analyse de la courbe artérielle est davantage influencée par le cycle respiratoire en hypovolémie.

Toutefois, la mesure du volume systolique (VS) est plus intéressante que celle du DC, parce qu’elle n’est pas corrigée par la fréquence cardiaque. En effet, l’organisme maintient le DC stable sur une grande plage de VS différents par le truchement de modifications de la fréquence ; le DC est donc une valeur spontanément corrigée, alors que le VS est une valeur primaire directement influencée par la précharge et la performance systolique du VG. Sa variation est très utile pour suivre l’évolution de la volémie en cours d’intervention. D’autre part, le DC n’est pas une mesure de fonction ventriculaire, mais un paramètre réglé par rapport aux besoins métaboliques de l’organisme. Sa valeur résulte de la performance systolique du VG, de la capacitance du lit vasculaire et de la volémie. Son adéquation aux besoins peut être surveillée par le pHi ou la SvO2/SvcO2 et la qualité de la perfusion tissulaire par la ScO2.

Alors que le cathéter pulmonaire mesure le débit du cœur droit, les systèmes d’analyse de la courbe artérielle évaluent celui du cœur gauche. Le premier est donc indiqué en cas de pathologie du VD et de la circulation pulmonaire ; les deuxièmes sont plus pertinents dans les pathologies systémiques mais perdent de leur précision dans les situations de vasoplégie (sepsis) ou de vasoconstriction extrême (hypovolémie). Les systèmes pléthysmographiques non-invasifs sont résevés aux interventions mineures chez les malades à risque [216a]. De toute manière, la mesure du DC et du VS n’ont de sens que dans le cadre d’une prise en charge dirigée en fonction d’un protocole de soin visant à normaliser la volémie, la postcharge et la contractilité (goal-directed fluid adminisitration) (voir Monitorage de la volémie). Il y a peu d’évidence dans la littérature pour démontrer l’impact de la mesure routinière du débit cardiaque si elle n’est pas accompagnée d’un algorithme thérapeutique.

 

 

Avantages et limites
Le volume systolique est une mesure primaire, alors que le DC est corrigé par la fréquence cardiaque. L’indication à la mesure du DC est restreinte aux situations où celle-ci apporte la réponse à une question spécifique et modifie de ce fait la thérapeutique en fonction d’un protocole de soin.
Malgré ses imperfections, la mesure du VS et du DC par thermodilution (Swan-Ganz) reste la mesure-étalon en clinique ; de plus, la Swan-Ganz permet la mesure de la PAPO (adaptation des perfusions en hypervolémie) et de la SvO2 (adéquation du DC aux besoins de l’organisme). Les systèmes moins invasifs de type PiCCO permettent le suivi des variations du VS et de ses oscillations avec les DPit de l’IPPV (indice dynamique de volémie).Les systèmes pléthysmographiques non-invasifs comme la SvO2, la SvcO2et la ScO2 mesurent l’adéquation de l’oxygénation tissulaire, mais de manière non-invasive.

 

La suite...