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Cardiopathies congénitales

Une cardiopathie congénitale est présente chez 0.5 – 1% des nouveau-nés, si l’on exclut la bicuspidie aortique (1-2%) et le foramen ovale perméable (24%). Chez les adultes, la prévalence est de 0.4% (dont 9% de lésions sévères) [96]. Comme environ 85% des enfants cardiopathes opérés survivent jusqu’à l’âge adulte, on peut s’attendre à ce que, dans le monde Occidental, 1 adulte sur 150 souffre d’une forme de cardiopathie congénitale [91]. Cette pathologie n’est donc pas rare, et l’anesthésiste peut la croiser aussi bien en chirurgie générale qu’en chirurgie cardiaque. Chez les adultes, on rencontre trois situations différentes.

  • Patients non-corrigés, le plus souvent en provenance de pays peu industrialisés;
  • Patients ayant subi une intervention palliative qui ne rétablit pas la normalité;
  • Patients corrigés; même si l’anatomie est rétablie, le fonction cardiaque de ces malades reste altérée. Seules la CIA, la CIV simple et la coarctation opérées avant l’âge de 2 ans et jouissant d’une fonction ventriculaire normale au moment de l’intervention peuvent être considérés comme guéries. Toutes les autres pathologies laissent des séquelles plus ou moins importantes.

Bien que les cardiopathies congénitales soient en général classées par leur impact sur la circulation pulmonaire (augmentée, diminuée ou inchangée), nous adopterons ici une description basée sur l’anatomo-pathologie en suivant une analyse segmentaire, parce que cette technique permet de mieux structurer l’examen échocardiographique.

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