Cardiogramme
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L’ETO en chirurgie non-cardiaque

Bien qu’elle ait moins d’impact en chirurgie non-cardiaque, l’ETO y est utile dans quatre situations différentes :

  • Diagnostic étiologique d’une instabilité hémodynamique grave et inattendue ;
  • Monitorage dans les situations où les pressions de remplissage et d’éjection ne sont pas un critère fiable (cardiomyopathie obstructive ou restrictive, valvulopathies, cardiopathies congénitales, etc) ;
  • Monitorage de certains cas d’ischémie myocardique et de dysfonction ventriculaire ;
  • Interventions spécifiques (transplantation hépatique et pulmonaire, position assise en neurochirurgie, etc).

Comme l’ETO n’est pas utilisée systématiquement en dehors de la chirurgie cardiaque, son impact général y est difficile à évaluer parce que les indications dépendent largement des habitudes et des disponibilités propres à chaque institution. Les indications à l’ETO sont en général classées en trois catégories : essentielle (catégorie I), utile mais non nécessaire (catégorie II) et incertaine (catégorie III). La seule indication de catégorie I est l’instabilité hémodynamique grave inexpliquée ; dans cette situation, le diagnostic est posé dans 80% des cas et un changement thérapeutique majeur intervient dans 37 à 67% des cas [16,34,64]. Dans les deux autres catégories, les modifications thérapeutiques sont moins fréquentes (31% et 25%) ; des décisions vitales ne dépendent de l’ETO que dans 15% des cas. Les conséquences de l’examen sont une modification majeure dans le choix des médicaments (47-55%) ou dans le remplissage liquidien (24%), et une indication chirurgicale dans 23% des cas [16,55].

 

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