Cardiogramme
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Aspects techniques

La sonde ETO est construite comme un endoscope. Sur son manche, deux molettes permettent de fléchir l’extrémité vers l’avant ou vers l’arrière (grande molette) et sur les côtés (petite molette) ; deux boutons commandent la rotation ascendante horaire (0° à 180°) ou descendante antihoraire (180° à 0°) des plans de coupe (Figure 25.1).

Bien que peu invasive, la technique d’ETO demande des précautions. La sonde est protégée par une housse en latex ou en plastic pour toute utilisation. L’extrémité de la sonde est généreusement lubrifiée au moyen d’un gel approprié de manière à éviter la présence d’air dans la housse de protection; l'extérieur de la housse est également enduite de gel pour faciliter l'introduction. Avant son insertion, la sonde doit se trouver dans une position neutre, les deux molettes de flexion en position non bloquée; elle est passée au travers d’un protège-dent, qui est facultatif si le patient est édenté. Deux méthodes d’insertion sont possibles :

  • En salle d’opération, l’anesthésiste se trouve à la tête du patient ; la méthode de choix consiste à introduire un laryngoscope jusqu’à la bouche oesophagienne, en chargeant la trachée et le tube endotrachéal, puis à glisser en douceur l’endoscope, jusqu’à une profondeur de 35-40 cm.
  • Aux soins intensifs, l’opérateur se trouve sur le côté du lit du malade ;  il est alors plus facile de remplacer le laryngoscope par une main gantée introduite dans la bouche qui soulève la base de la langue et le tube endotrachéal avec 3 doigts (manoeuvre d’Esmarsch).

Chez les personnes de petite taille, le ballonnet du tube endotrachéal doit parfois être partiellement dégonflé pour permettre un passage plus libre de la sonde. Celle-ci ne doit à aucun moment être mobilisée ou retirée en position fléchie bloquée et nulle force ne doit être utilisée pour franchir une quelconque résistance. La manoeuvre d’introduction est très stimulante et nécessite une profondeur d’anesthésie adéquate, particulièrement chez les patients pour qui toute élévation de fréquence ou de pression est néfaste. Il peut arriver que l’introduction de la sonde s’avère impossible, particulièrement chez des personnes âgées souffrant d’arthrose cervicale ou de spondylarthrite rhumatoïde et chez les patients irradiés. Dans ces cas, une sonde pédiatrique peut souvent se révéler très utile.

Il faut souligner la fragilité inhérente aux commandes mécaniques et aux joints d’étanchéité. La plus grande délicatesse est nécessaire à la manipulation et à l’entretien de ces sondes. Après usage, la housse est enlevée avec des gants et la partie en contact avec le gel est lavée à l’eau. Elle est ensuite immergée pendant 15 minutes dans un bain désinfectant à base de glutaraldéhyde ou de propylène-diamine, puis elle est à nouveau lavée à l’eau stérile et séchée avec une compresse stérile (Tableau 25.1). Pour ces manoeuvres, les commandes doivent être débloquées et les mouvements de la sonde libres. La sonde est ensuite entreposée dans un endroit aéré.

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