Cardiogramme
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Autres techniques de préservation

La consommation d’O2 du système nerveux central (CMRO2) diminue de 7% par degré centigrade; une hypothermie modérée de 34°C baisse les besoins de 20%. Une hypothermie sélective permet d’abaisser davantage la CMRO2, donc de prolonger la période de sécurité; cette «spinoplégie» peut se réaliser par un circuit de CEC accompagné d’un échangeur de chaleur. Expérimentalement, il a été possible de protéger efficacement la moëlle par une perfusion intrathécale de Ringer ou de NaCl 0.9% à 4-6°C. Ces techniques font courir le risque d’une hypothermie systémique accidentelle, avec arythmie grave (fibrillation ventriculaire) et coagulopathie. Comme pour le cerveau, l’hyperglycémie a un effet délétère sur la récupération neurologique lors d’ischémie médullaire. Il faut donc veiller à maintenir une stricte normoglycémie peropératoire et éviter toute administration de solution glucosée [104].

Vu la gravité des conséquences d’une hypoperfusion médullaire, toute une série de substances dites «protectrices» a été essayée avec des succès divers.

  • Méthylprednisolone (20 mg/kg iv) ;
  • Mannitol (0.5 g/kg) ;
  • Thiopental (10 mg/kg); effet protecteur chez le chien, mais à des doses non transposables chez l’homme (> 20 mg/kg) ;
  • Magnésium (10-20 mmoles) ;
  • Naloxone (1-2 mg) ;
  • Nimédipine.

D’autres substances ont été administrées directement au contact de la moëlle par voie intrathécale.

  • Papavérine (1%) ;
  • Bloqueurs de la NMDA ;
  • Perfluorocarbone (15 mL/min pendant 15 min) ;
  • NaCl froid (4-6°C).

Il faut encore citer les techniques d’identification, de perfusion et de réimplantation des artères intercostales, techniques longues, complexes et peu utilisées. Comme l’étiologie de la paraplégie est multifactorielle, aucune technique isolée ne saurait la prévenir avec certitude [199,200]. L’anatomie vasculaire et la pathologie aortique ne sont pas comparables entre l’homme et les mammifères de laboratoire, ce qui rend les résultats expérimentaux difficilement transposables en salle d’opération. Il est certain que la meilleure marge de sécurité est de diminuer autant que possible la durée et l’étendue du clampage aortique [206].

 

Protection médullaire (III) : techniques annexes
Autres techniques de protection médullaire :
- Hypothermie modérée (32-34°C)
- Mannitol, méthylprednisolone
- Magnésium, nimédipine

Protection médullaire : moyens essentiels
Meilleurs moyens de limiter le risque d’ischémie médullaire :
- Diminuer la durée et l’étendue du clampage aortique
- Maintenir la pression de perfusion médullaire

 

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