Cardiogramme
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Contrôle de la glycémie

Ces dernières années, plusieurs études ont démontré l’importance d’un contrôle serré de la glycémie pour la maîtrise des complications postopératoires chez les diabétiques (type I et type II) comme chez les non-diabétiques (voir Chapitre 21 Contrôle de la glycémie). En soins intensifs chirurgicaux, la morbidité et la mortalité sont diminuées significativement lorsque la gylcémie est maintenue normale (4.4 – 6.1 mmol/L) au lieu d’être > 11.1 mmol/L [239]. Dans les soins intensifs médicaux, en revanche, il n’y a pas de différence de mortalité [240]. En peropératoire, le bénéfice maximal est enregistré avec des glycémies situées entre 6 et 8 mmol/L [82,90,182] ; le risque de complications cardiaques augmente de 17% pour chaque unité de glycémie au dessus de 6.1 mmol/L [151].

Le contrôle le plus efficace est obtenu par une perfusion d’insuline continue commencée dès le début de l’anesthésie et accompagnée d’une perfusion de glucose pour éviter toute hypoglycémie [110]. La quantité d’insuline est calculée sur la base de la consommation quotidienne du malade traduite en unité par heure et augmentée de 1.2 à 1.5 fois, ou de 5-10 U/heure [42]. La perfusion de glucose (20% à 50%) est adaptée pour maintenir la glycémie en dessous de 8 mmol/L en contrôlant les valeurs toutes les 30-60 minutes.

 

 

Contrôle de la glycémie
Le risque opératoire est d’autant plus élevé (de 1.5 à 6 fois) que le contrôle préopératoire de la glycémie est moins bon. La glycémie augmente proportionnellement à la durée de la CEC. Les besoins en insuline augmentent 2-3 fois en chirurgie cardiaque par rapport aux besoins normaux du patient.
La morbidité et la mortalité augmentent en cas d’hyperglycémie peropératoire sévère (> 12 mmol/L).
Recommandations :
- Chez les diabétiques, maintien rigoureux de la glycémie peropératoire entre 8.0 et 10
mmol/L ;
- Chez les non-diabétiques, perfusion insuline/glucose (± potassium) si glycémie > 10
mmol/L ;
- Le risque d’hypoglycémie est plus dangereux que celui d’hyperglycémie tant que la valeur
ne dépasse pas 10 mmol/L ;
- En soins intensifs, maintien de la glycémie < 8.5 mmol/L;
- Chez un patient endormi, toute administration d’insuline s’accompagne d’une perfusion de
glucose.


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