Cardiogramme
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Complications infectieuses et métaboliques

Complications infectieuses

Après chirurgie cardiaque, les infections surviennent dans 5% à 20% des cas, mais elles quintuplent la mortalité postopératoire [58,164]. Les trois sites les plus fréquemment touchés sont l’arbre respiratoire (50%), la plaie opératoire (27%) et les cathéters ou implants (22%) [58]. Parmi la foule des facteurs de risque, les plus importants sont le choc cardiogène, la CEC de longue durée, l’assistance ventriculaire, les transfusions, l’obésité, le diabète et la sénescence.

La pneumonie touche près de 10% des malades de chirurgie cardiaque ; elle atteint 50% après > 48 heures de ventilation contrôlée avec intubation (VAP ventilator-acquired pneumonia) [122]. Le pseudomonas et le satphylocoque sont les deux agents le plus souvent en cause, suivis par les enterobacters et l’acinetobacter.

Les infections de plaies superficielles (incidence 1-8%) et profondes (incidence 1-2%) sont le plus souvent dues au Staphylocoque doré. Selon le délai d’apparition, les facteurs de risque et les traitements précédents, différentes stratégies sont possibles.

  • Nettoyage et fermeture primaire ;
  • Débridement et irrigation ;
  • Fermeture sous vide (VAC vacuum-assisted closure) ;
  • Ablation des fils sternaux ;
  • Antibiothérapie.

L’incidence des infections de cathéter est d’environ 2 :1’000 cathéters/jour [76] ; elle est moins fréquente pour les lignes artérielles que pour les voies veineuses centrales. Alors que le site d’implantation ne semble pas avoir d’impact, le maintien en place d’un cathéter infecté ou le changement de cathéter sur un mandrin augmente significativement le risque infectieux [183]. Quel que soit le type de cathéter, la meilleure thérapeutique est l’ablation la plus rapide possible dès que l’infection est découverte.

Le traitement le plus efficace de toutes ces complications infectieuses est la prévention. Celle-ci porte sur plusieurs points [58].

  • Antibiothérapie prophylactique ; céphalosporine de 2ème ou 3ème génération ; la céfazoline est en général considérée comme le premier choix. La vancomycine est la plus appropriée dans les cas de MRSA. L’administration doit avoir lieu 30-60 minutes avant l’incision, ce qui correspond au début de l’induction. Il n’y a aucune raison de prolonger la prophylaxie au-delà de 24-48 heures [142].
  • Désinfection préopératoire de la peau avec une solution de chlorhexidine-2% et alcool d’isopropyle 70%.
  • Bain de bouche à la chlorhexidine.
  • Désinfection nasale avec la mupirocine.
  • Contrôle de la glycémie < 10 mmol/L [81].

 

Complications infectieuses
Incidence: 5-20% des cas, mais quintuplent la mortalité. Infections pulmonaires: 50% des cas > 48 heures de ventilation mécanique.

Prise en charge prophylactique:

- Antibiothérapie (céphalosporine, vancomycine si MRSA)

- Désinfection cutanée avec chlorhexidine + alcool

- Bain de bouche, désinfection nasale

 

 

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