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Considérations éthiques

Un problème éthique peut se poser lorsqu’il existe un conflit d’intérêt entre la mère et le fœtus. Dans la présentation qui précède, deux éléments devaient être pris en considération : l’âge du fœtus et la condition de la mère. Au cours de la 19ème semaine de gestation, le fœtus n’est absolument pas viable ex utero. Lorsque l’accouchement se produit avant la 26ème semaine, la morbidité et la mortalité fœtale sont très élevées, avec des séquelles neurologiques sérieuses à long terme chez plus de 30% des nouveau-nés. Après la 26ème semaine, les chances de survie de bonne qualité augmentent considérablement chez plus de 80% des nouveau-nés prématurés. Chez la mère, l’évolution rapidement défavorable de l’insuffisance aortique et de la cardiomyopathie congestive a imposé sans délai un remplacement de la valve aortique. Le problème éthique se serait posé si l’on avait pris la décision de différer l’intervention jusqu’à ce que le fœtus soit raisonnablement viable, soit un report d’intervention de plus de sept à huit semaines.

Une option confortable, celle qui est adoptée le plus souvent, privilégie moralement la mère et considère le fœtus comme une entité morale secondaire [21]. Cette façon de voir est en adéquation avec certains principes de notre société comme ceux de l’intégrité corporelle, de l’autonomie du patient et du respect de la sphère privée. Néanmoins, un certain nombre d’articles commencent à concrétiser la notion de «droits du fœtus» [23,42,56], en contradiction avec les recommandations du comité d’éthique de l’ACOG [14], qui précisent qu’il n’est jamais justifié d’imposer une option de traitement médical ou chirurgical à une femme enceinte sous le prétexte de protéger son fœtus.

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