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Anesthésie en cas de péricardite constrictive

Comme dans la tamponnade, le volume systolique est fixe et bas; mais à l’inverse de celle-ci, le remplissage cardiaque a lieu en diastole ; de ce fait, la tachycardie est mal supportée. La même règle du plein – fermé s’applique ici, mais il faut veiller à maintenir une fréquence peu élevée. La tolérance à la ventilation mécanique se juge par l’évolution de la pression artérielle lors d’une manoeuvre de Valsalva ; ceci impose de placer le cathéter artériel avant l’induction. Toutefois, il n’est guère concevable de laisser le patient en ventilation spontanée tout le temps nécessaire à la libération de la gangue péricardique; la curarisation s’impose rapidement.

La péricardectomie présente une mortalité opératoire de 5-15%, qui est la plus élevée dans la péricardite postactinique [61]. L’intervention nécessite des manipulations du coeur qui induisent des arythmies dangereuses. La fonction myocardique est fréquemment diminuée par la maladie de base (myocardite, pancardite). Peler la gangue péricardique provoque un saignement diffus qui conduit à administrer plusieurs culots sanguins et souvent du fibrinogène et/ou des facteurs de coagulation. Une hémorragie cataclysmique peut être causée par une perforation cardiaque accidentelle ; cette menace est constante pendant toute la dissection. Après résection du péricarde, l’hémodynamique n’est pas promptement rétablie comme dans la tamponnade à cause de la dilatation ventriculaire et de la fréquente myocardite concomitante qui diminue la fonction systolique. Une dysfonction diastolique persiste dans la moitié des cas [20]. Un soutien inotrope est fréquemment nécessaire.

 

Péricardectomie
Mortalité opératoire : 5-15%. Caractéristiques de l’intervention :
- Risque d’arythmies
- Risque hémorragique élevé
- Maintien de la précharge et de la postcharge (plein et fermé), mais fréquence normale à cause
du remplissage essentiellement diastolique
- Curarisation et ventilation contrôlée requise pour la durée de l’opération, la décompression
étant progressive
- Persistence d’une dysfonction diastolique

 

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