Cardiogramme
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Résultats chirurgicaux

La RLTM est essentiellement réservée aux patients souffrant d’angor réfractaire au traitement médical qui ne sont pas candidats à une revascularisation par PCI ou PAC parce qu’ils souffrent d’une maladie coronarienne diffuse et périphérique. Ils doivent avoir une fonction ventriculaire préservée (FE > 0.35) et présenter une réversibilité potentielle de leur ischémie à un test de perfusion myocardique (PET-scan, SPECT, dipyridamole-thallium). Les contre-indications de la technique sont une insuffisance ventriculaire congestive, une insuffisance mitrale sévère, un thrombus intracavitaire, un traitement anticoagulant de longue durée et des arythmies malignes [88].

La mortalité de l’intervention est de 1-5% [1,5]. La survie à 1 an (90%) et 4 ans (75%) n’est pas différente de celle du traitement médical, mais la mortalité postopératoire est significativement plus élevée (OR 3.7) [22,37]. Par contre, la symptomatologie angineuse est très nettement diminuée avec la RLTM : l’odds ratio est 4.6 - 9.3 par rapport au traitement médical [22,88] ; en conséquence, la qualité de vie s’améliore, la tolérance à l’effort augmente et la consommation médicamenteuse diminue. Après plus de 50’000 cas traités et 7 essais randomisés (1’137 patients), le poids de l’évidence penche légèrement en faveur de la RLTM chez les patients souffrant d’angor réfractaire stable [21,22,37]. La technique peut aussi être associée à une revascularisation chirurgicale et réalisée dans le même temps opératoire ; ce peut être un apport significatif puisque 15-20% des patients n’ont qu’une revascularisation incomplète après l’opération à cause d’une coronaropathie très périphérique. Comme cette situation augmente la mortalité postopératoire, la RLTM associée aux PAC tend à l’abaisser [4].

Les complications possibles de l’intervention sont nombreuses :

  • Risque de lésion myocardique étendue entraînant une insuffisance aiguë du VG ;
  • Arythmies auriculaires et ventriculaires malignes (manipulations du coeur, déclenchement par le laser, lésion des faisceaux de Purkinje) ;
  • Lésion des cordages ou des piliers de la valve mitrale et apparition d’une IM aiguë à l’ETO ;
  • Embolie gazeuse artérielle par un excès de microbulles ;
  • Hémorragie externe par les pertuis épicardiques et tamponnade ;
  • 25% des patients ne sont pas soulagés de leur angor à long terme.

 

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